J’ai décidé de ranger

Et pas de maigrir non, ça j’ai définitivement abandonné l’hypothèse.

[Avertissement: Ce qui suit peut être étiqueté: “Hier, j’ai mangé une pomme“, libre à toi de stopper ta lecture ici.]

Je me débarrasse des vieilleries et autres encombrants.
Le problème c’est que ça prend du temps GRAVE.
Par exemple, le week-end dernier, je me suis dit: “Putain cette penderie pleine de fringues que tu mettras jamais c’est plus possible.” (Comprenez aussi:” Veolia vient changer le compteur d’eau la semaine prochaine, le compteur étant dans l’armoire il va falloir la vider, tu ferais bien de commencer tout de suite”.) J’ai donc tout posé par terre, en (gros) tas, et j’ai commencé le tri: Garde, Poubelle, A refiler, Nan mais comment j’ai pu acheter un truc pareil… Au bout de quelques minutes j’ai bien été forcée de me rendre à l’évidence:
1- J’ai pas l’intention de porter grand chose d’autre que du noir.
2- Les fringues qui restent trop longtemps au fond de cette armoire sentent le moisi.

Il a donc fallu agir en conséquence. (Pas pour le noir, ça c’est aussi désespéré que retrouver la ligne que je n’ai jamais eu.) mais pour l’odeur. Six lessives dans le week-end donc, je te raconte pas le tas de linge à la fin, non je te raconte pas, heureusement qu’elle sèche aussi la machine.

[Interlude.]
Dimanche dernier, entre deux machines, j’ai été mangé chez mémé. Qui habite genre un peu loin mais pas trop et comme d’habitude, je me suis perdue en revenant. Enfin perdue plus ou moins hein, je me suis pas retrouvée à Marseille quand même mais juste pas du tout où je voulais, encore un coup du gang des sens interdit.
Le dimanche normalement tu t’en fous, y’a pas grand monde qui roule. (A part pépé qui a sorti la Xantia pour l’occasion - inc crise de nerf-) Alors donc je rectifie: y’a pas grand monde sauf là où moi je vais. Parce que j’ai quand même réussi à me retrouver dans un embouteillage en plein centre ville un dimanche stoplai. Je ne sais toujours pas de quelle faille spatio-temporelle sortaient ces gens, ni ce qu’ils venaient faire à la Guillotière mais ce qui est certain, c’est que j’y ai passé pas loin d’une heure. Les boules.
[/Interlude]

Tout ça pour m’apercevoir, une fois de retour chez moi, que non, vraiment, la fée repassage ne connait pas mon adresse. (Les Ginette et Roseline de C’est du propre non plus.)

Tu as noté mes perpétuelles références M6iennes ? C’est normal, je suis tout à fait fan de cette chaîne et de ses émissions à vocation aculturelle. (Je remercie d’avance le petit Robert, qui est par ailleurs attendu à la caisse centrale du magasin par ses parents, de bien vouloir ajouter ce mot dans sa prochaine édition si ce n’est déjà fait.) D’ailleurs, je pense que le type qui choisit les musiques des reportages/émissions n’est pas étranger à mon addiction dans la mesure où, tu pourras le constater si tu as le courage et l’érudition nécessaires, il incruste au moins un extrait de Cure par émission et pas que du morceau grand public je t’annonce. C’est vérifiable je te dis et j’ajouterai qu’il (enfin je dis il mais c’est peut-être elle finalement) a même passé du Siouxsie. Si tu as son numéro de téléphone, tu m’intéresses aussi. Enfin si c’est elle, laisse tomber.)

Trève de rigolade et de galéjades donc, j’attaque le repassage. Prévoyante, j’avais acheté ce fabuleux Fabulon (Référence commerciale dont j’avais entendu parler pour la dernière fois en 1856.) histoire d’alléger un peu ma peine. Alors il est certain que ça marche, on pourra pas dire le contraire. En revanche, et comme tout le monde, je ne lis jamais les trucs marqués en petites lettres sur la notice type” Attention aux projections sur le sol, elles peuvent le rendre très glissant.” Heureusement que je ne me promène jamais avec de l’eau bouillante dans les mains, tu vois pas que j’aurai pu m’ébouillanter et me casser une jambe pile poil à la même seconde.
Tout de même, c’est dangereux le repassage, tu te rends pas compte, je sais pas si je recommencerai. (Et ne viens pas me causer de prétexte fallacieux je te prie.)

A cet instant précis, je m’aperçois que je viens d’écrire un énorme pavé et qu’il faut que j’arrête tout de suite rapport que t’as pas l’habitude que ça se passe comme ça ici et que ça m’ennuierait que tu prennes goût.

La semaine prochaine ou dans six mois: Comment j’ai retrouvé une paire de Vans jamais portées au fond d’un placard et les roublardises de Dugland au restaurant d’entreprise.

Tu as hâte, je me doute.

avril 13 2008 06:36 | life

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