Happiness In Slavery
Y’a une meuf au boulot elle m’a sorti un truc j’ai eu du mal à m’en remettre. (Et j’en connais 2-3 autres que ça va p’tet même achever).
Style j’arrive dans son bureau pour la dépanner d’un truc débile déjà elle me sort: “ah bah je suis bien contente que ce soit vous parce que vos collègues là …” Je lui réponds bien entendu que je n’vois pas du tout à quoi elle fait allusion en prenant un air tout à fait étonné. “Oué c’est ça” elle a dit et elle a rigolé.
Après quelques minutes d’une lutte sanglante et acharnée j’arrive enfin à faire remarcher son putain de clavier sans fil. Clavier de merde, qui a été échangé dans l’heure suivante par un kit clavier et souris filaires vu que j’ai réussi à la convaincre qu’il serait du plus bel effet sur son bureau et aussi que c’est le matériel qu’on donne aux chefs habituellement. Tu notes que j’ai écrit “qui a été échangé”, tu crois quand même pas que je bouge mon boule pour ce genre d’intervention, je laisse ça à Ducon.
Encore que j’ai eu la preuve à peine plus tard que même ça il est pas capable de le faire correctement. Style il débranche tout pour brancher clavier et souris mais surtout on rebranche pas le pocket PC. Connard quoi.
Bref, tout en bataillant avec son matos pourri, je raconte des conneries à la dame en question qui, d’après mes enjoués colocataires de bureau est “une connasse doublée d’une casse-couille”, style on est dans le même sac elle et moi mais ça ils ont jamais osé me le dire en face. Petites bites.
Raconter des conneries pendant que je dépanne les gens c’est un peu ma marque de fabrique tu vois, pendant ce temps ils sont pas sur mon dos à demander si ça va bientôt être fini vu que y’a des gens qui travaillent vous voyez au cas où j’aurai pas constaté et que je serais payée à me branler les non-couilles à la machine à café.
Re Bref.
La meuf elle me dit comme ça: “Mais comment vous faites pour être toujours aussi énergique et de bonne humeur ?” C’est à ce moment-là que j’ai avoué la drogue, l’alcool…
Nan mais moi de bonne humeur. C’est bien la première fois que j’entends un truc pareil.
Bon après j’ai réfléchi et je me suis dit qu’elle avait pas tort finalement, le boulot c’est bien un des rares endroits où je fais des efforts tout le temps. Faut dire que je suis un peu forcée et qu’on me paye aussi pour ça.
Tu serais bien aimable de noter que si je bouffais pas mon énergie à sourire à des cons toute la journée et à écouter des handicapés du processeur se plaindre que ça marche pas, je serai sans doute bien plus aimable IRL et tu pardonneras mes sautes d’humeur à venir.
De toute façon, c’est aussi pour ça que tu m’aimes.
septembre 25 2008 08:48 | @work and life
septembre 26th, 2008 at 0:48
tutafé