My only love story

I’m definitely in love with The Cure.
Et c’est pas seulement à cause de cette fois, à Grenoble, ou Mr Fat *full of drugs* Bobby, a sorti en me regardant: “I think we met before. Maybe in a dream.”
Oui, je vais m’en souvenir toute ma vie de cette putain de phrase. Mais c’était en 2000 et j’étais déjà amoureuse avant d’abord.

La vérité c’est que j’arrive plus vraiment à les écouter, c’est même devenu plutôt rare depuis quelques années. C’est pas que j’ai plus envie ou que j’aime plus, bien au contraire, c’est juste que chaque fois ça me fout dans des états pas possibles et je supporte plus ou moins selon les jours.

L’adolescence c’est facile pour personne, tout le monde se prend de plus ou moins grosses baffes dans la gueule, c’est la vie qu’ils disent. Moi mes baffes je les ai prises avec The Cure dans les oreilles, j’écoutais rien d’autre. La fin des années collège, le lycée, la fac, les bons, les moyens et les mauvais moment. Kiss Me³/Pornography/Faith en boucle dans mon vieux walkman, le son pourri des K7, one hundred years, disintegration, faith, primary, rembobine, one hundred years, disintegration, faith, primary, rembobine, one hundred years, disintegration, faith, primary, rembobine. L’écouteur planqué dans la manche du pull (noir) pour continuer à écouter pendant les cours sans se faire gauler again and again and again and again and again and again… Trop d’émotions qui reviennent quand j’écoute play for today, lovesong, 10.15 saturday night, strange day, M ou tellement d’autres.
Même certains titres que j’ai du mal à supporter en version studio tellement je les ai entendus comme In Between Days ou Friday I’m in Love me font monter les larmes aux yeux quand je les entends en live.

J’ai souvent du mal avec les fans hystériques/happy/sautillants que j’ai pu croiser à leurs concerts, j’arrive pas à voir ce groupe comme je verrai un Depeche Mode, pour qui je suis effectivement une fan hystérique/happy/sautillante. J’ai jamais cherché à être au premier rang, si je suis dans la fosse j’ai besoin d’espace autour de moi, on peut être 15000 dans la salle, je suis seule avec eux et le reste du monde disparait quelques heures, pas la peine de venir avec moi d’ailleurs.
J’ai vu The Cure live une dizaine de fois (pas toujours bonnes) et chaque fois c’est pareil, du début à la fin je suis complètement déconnectée de la réalité et il me faut plusieurs jours pour m’en remettre. A force j’ai même donné un nom à cet état: le SPCC (Syndrome Post Concert de Cure - oué rien que ça) et je l’aime bien cette sensation, pas faim, pas sommeil, les nerfs à fleur de peau, juste envie d’y retourner et que ça ne s’arrête jamais… Must fight this sickness find a cure.

Tout ça parce que sur Virgin 17 ils passent le concert enregistré à Bercy en 2008 et que je m’étais jurée d’enregistrer mais de pas regarder maintenant et que j’ai regardé quand même et que ça fait mal mais que putain j’adore ça.
Et c’est fini, et merde.

juillet 12 2009 12:00 | life

4 Responses to “My only love story”

  1. Kate Says:

    J’étais aussi en train de regarder, même si je les ai (encore) jamais vus en concert…
    C’est rigolo car j’écoutais la reprise de Norman Palm cet aprèm mais c’est toujours l’original que j’entends en fait…

  2. nem_i Says:

    Boys don’t cry ?
    Je lui trouve autant d’intérêt que celle de Scarlett Johansson.
    A la limite je préfère la version de Reel Big Fish.

  3. Menstruel Says:

    J’ai aimé ce post. J’aime les gens qui pleurent.

  4. nem_i Says:

    wè chuis pas tout le temps une sale connasse dans la vraie vie, des fois j’ai des sentiments aussi

Leave a Reply