Enter The Headache

C’est à mon avis le titre que Gaspar Noé aurait pu choisir pour son dernier film, au lieu de ça, il a choisi Enter The Void, ça lui va pas mal non plus. Alors évidemment, je te donne mon avis de fille non cinéphile, pas très objective, qui a complètement détesté Irréversible et que les films d’auteur emmerdent au plus au point.

D’ailleurs, si ce n’avait pas été l’avant-première d’ouverture de L’étrange Festival aka festival des films louches et un peu darks en tous genres ou presque, peut-être que je n’y serai pas allée, mais bon, dans une optique de “il serait dommage de mourir idiote tout de même”, j’ai été voir.

En réalité, je dis ça mais je suis presque réconciliée avec Mr Noé, la seule chose qui m’a vraiment posé problème, ce sont les mouvements de caméra. Alors évidemment, j’étais prévenue, ce film est un trip sous acide à lui tout seul et je suis assez d’accord sur ce point-là. Ce qui est certain aussi c’est que jamais de ma vie je ne prendrai un truc pareil merci, il devrait se faire sponsoriser par Drogue Info Service ou ouatèveur parce que vraiment ça donne pas envie. Du coup, j’ai trouvé toute la première partie du film assez irregardable (Je dis ce que je veux !), et les effets stroboscopiques + la caméra qui tourne + vue subjective = mal de crâne + nausée + pourvu que tout le film ne soit pas comme ça.
Heureusement, après ça se calme un peu, et même si ça ne s’arrête jamais vraiment en réalité et qu’on perd complètement la notion du temps (target achieved GG) on peut apprécier plus facilement les images assez hallucinantes et fluorescentes de Tokyo, by night.

L’histoire en elle-même et les thèmes abordés sont louches, comme de bien entendu et je n’ai pas trop compris ou il voulait en venir exactement (beware of the naughty spoiler): [avec ses plus ou moins histoires d'inceste et son désir vouloir se taper indifféremment sa mère et sa sÅ“ur. le personnage je dis, pas le réalisateur. quoique..?]. Peut-être qu’on aurait pu lui poser la question après la séance mais je crois que personne n’avait alors assez de recul pour pouvoir le faire, on a préféré l’interroger sur “les noirs dans le film”. Best joke de la soirée, comprendront les présents, vu que les absents eux, ont tort.

A part ça, avec le recul nécessaire justement, et une fois le mal de crâne dissipé, je te dirai que je ne regrette pas d’avoir fait le déplacement. Le film étant assez irracontable, il est plutôt difficile d’en faire une vraie critique constructive et tout (surtout pour moi), si tu veux te faire un vrai avis, va plutôt le voir toi-même mais fais-moi confiance sur un point: mets-toi au dernier rang !
Pour le site officiel, les jolies photos et le synopsis, c’est par là que ça se passe.

avril 01 2010 10:04 | kultur ¿

5 Responses to “Enter The Headache”

  1. Julien Says:

    Et Alice, alors ?

  2. nemi Says:

    Toujours pas vu, je résiste hyper bien.
    Par contre j’ai vu:
    - Accidents Happen: bien +++
    - Ekko: bien ++
    - Mammuth: bien +
    - Alice de Jan Svankmajer: bien ++

  3. Julien Says:

    Du Festival sus-cité, j’imagine ? Parce que les titres ne me parlent guère. Et sinon, pourquoi veux-tu (toi) résister à un Tim Burton ?!

  4. nemi Says:

    tout à fait.
    et je résiste pas au burton, je résiste à l’envie d’y aller tout de suite pour pas me retrouver à le voir au milieu d’une meute de connards chaussés de lunettes louches.
    je compte donc aller le voir en VO dans un cinéma minuscule et surtout sans 3D et ça ne saurait tarder vu qu’après il sera sans doute trop tard.

  5. Julien Says:

    Les séances de l’UGC de 22h le Lundi sont particulièrement recommandées pour éviter la foule myope. Bon film !

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